On vient de présenter Raneo OS, l’outil qui fait tourner l’agence au quotidien. On y suit nos prospects, nos devis, nos projets et nos paiements, et chaque projet signé y retrouve son dépôt de code. Contrairement à Poste 4 ou BuildSync, ce n’est pas une démonstration : on s’en sert tous les jours. On voulait raconter pourquoi on l’a construit, et ce que ça nous a appris. Les clients, montants et contacts visibles sur les captures sont des données de démonstration.
Cinq outils pour une seule question
Au début, l’agence tenait avec ce qu’on avait sous la main. Les devis dans un dossier partagé, l’avancement dans un tableur, le code sur GitHub, les décisions de réunion dans nos messageries. À deux, on s’en sortait de mémoire.
Puis plusieurs affaires se sont mises à avancer en parallèle. Une question simple, « où en est ce dossier ? », demandait d’ouvrir trois outils et de recouper. Une relance de paiement dépendait de qui y pensait. Un détail décidé en réunion se perdait entre deux messages. Rien de grave, mais du temps perdu chaque semaine, exactement le genre de friction qu’on traque dans les PME.
Pourquoi pas un CRM du marché
On a regardé les CRM existants, et on les conseille souvent aux PME : HubSpot ou Pipedrive font très bien leur travail, et on sait les relier à vos autres logiciels. Notre problème était ailleurs. Chez nous, la vente ne s’arrête pas à la signature : un devis signé devient un projet, avec un planning, des livrables, un dépôt de code et un paiement à suivre.
Avec un CRM générique, il aurait fallu ajouter des dizaines de champs et de contournements pour suivre la production. Une équipe finit souvent par ne plus remplir ce genre de champs. On a préféré dessiner un outil qui colle à notre façon de travailler, et rien de plus.
Sept étapes, une question à chaque passage
Le cœur de Raneo OS, c’est un pipeline en sept colonnes : Lead, Devis envoyé, En cours, Livré, Suivi, Perdu, Archivé. Chaque projet est une carte, qu’on fait glisser d’une colonne à l’autre.

Le principe qui nous a le plus servi : chaque passage demande seulement ce qui compte à ce moment-là. Passer en « Devis envoyé » demande le montant du devis. Passer en « En cours » demande le montant signé et l’adresse du dépôt GitHub. Une affaire perdue garde sa raison, choisie parmi huit : des mois plus tard, on sait pourquoi on n’a pas signé.

Une erreur de glisser-déposer s’annule d’une touche. Les gestes de tous les jours ont leur raccourci : E pour rechercher, N pour écrire une note, Z pour annuler. Un outil qu’on ouvre vingt fois par jour doit aller aussi vite que ceux qui s’en servent.
Un projet signé, un contexte prêt pour Claude Code
C’est la fonction qui nous fait gagner le plus de temps. On développe une partie de nos projets avec Claude Code, l’assistant de code d’Anthropic. Pour bien travailler, il a besoin de contexte : le besoin du client, les contraintes, ce qui a été décidé.
Depuis la fiche d’un projet, le bouton « Ouvrir dans Claude Code » rédige un fichier CLAUDE.md à partir du suivi : le projet, son client, le contexte de l’agence. On le pose à la racine du dépôt GitHub, et chaque séance de travail démarre avec les bonnes informations. Si le PDF du devis est joint au projet, Claude lit aussi le périmètre signé.

Deux semaines, en commençant par le système
On a construit Raneo OS à deux, en deux semaines. La première décision a été de poser le système avant les écrans : une palette courte (un bleu pour la marque, la donnée et la sélection, des gris pour le reste), Inter en deux graisses, des icônes Lucide au trait fin, et une teinte pastel par étape du pipeline.
Une fois ce socle posé, chaque écran est venu s’y appuyer sans débat : le tableau de bord, le pipeline, les fiches projet et client, les listes filtrées. Le thème sombre et la version téléphone en ont profité : tout passait déjà par les mêmes couleurs et les mêmes composants.

Ce qu’on en retient pour vos outils
Construire son propre CRM n’est pas toujours la bonne réponse. Avant de vous lancer, trois questions aident à trancher :
- Votre suivi commercial se prolonge-t-il dans la production (projets, interventions, livraisons) ?
- Votre équipe contourne-t-elle déjà le CRM actuel avec des tableurs à côté ?
- Les informations dont vous avez besoin sont-elles éparpillées dans plusieurs logiciels ?
Si vous répondez oui à au moins deux d’entre elles, un outil sur mesure mérite d’être étudié. C’est l’objet de notre diagnostic d’une demi-journée, offert : comprendre comment votre équipe suit ses clients aujourd’hui, avant de choisir entre un outil du marché bien relié et une application sur mesure.




